XIVème QUATUOR à cordes en ut mineur opus 131 de L-W. Beethoven.

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I.         Caractéristiques générales de l’opus 131.

 

Tonalité : ut# mineur

Mouvements : 7 dont les mouvements 3 et 6 qui peuvent être considérés comme de simples transitions car brefs.

 

1. Adagio ma non troppo

 

2. Allegro molto vivace 3. Allegro moderato 4. Andante 5. Presto ma non troppo 6. Adagio 7. Allegro quasi andante
Ut# mineur Ré majeur Si mineur La majeur Mi majeur Sol# mineur Ut# mineur
4/4 6/8 4/4 2/4 2/2 3/4 2/2 (C barré)
Fugue Structure pseudo répétitive Forme improvisée variations scherzo   Forme sonate

 

Date de composition : 1825/1826

 

II. L’ensemble de l’oeuvre.

L’unité thématique est assurée par un motif de quatre notes (idem que quatuors opus 130 et 132) (cellule génératrice, très neuf pour l’époque).

L’évolution tonale des mouvements se fait par progression de quintes. Forme atypique, renversement de l’organisation traditionnelle : commence par une fugue et finit sur un allegro de forme sonate. Beethoven semble, ainsi avec ce quatuor, prendre définitivement congé de la logique classique de construction. Ce quatuor se conçoit en tant qu’unité.

 

Les changements de tempi : (34 indications de changement de tempo).

Beethoven repense la conception du temps musical, conçu traditionnellement autour des mouvements organisés à partir d’un tempo unique. Le compositeur rompt avec une linéarité et dynamise de cette manière le temps en le rendant plus qu’auparavant « cyclique ». Les tempis ne délimitent plus les mouvements, mais les thèmes désormais.

 

Les nuances : le caractère thématique du sforzando – piano.

 

III.        Les 6 premiers mouvements.

 

  • 1er mouvement : Méditation mélancolique.

 

Cette fugue ne comprend pas de contresujet, les réponses se font à la sous-dominante et non à la dominante comme le veut la tradition.

3 parties : A/B/A’ (strette, dramatisation)

 

A noter, le rôle structurant des intensités (timbres) = jeu de nuances en particulier avec le sforzando.

 

  • 2ème mouvement : Jeu de vagues.

 

Rythme de tarentelle, d’un seul tenant (pas de trio).

Le contraste avec le mouvement initial est saisissant : caractère léger et dansant, écriture homophone, structure discontinue.

1er mouvement : jeu de nuances

2ème mouvement : jeu de tempo qui remplit une fonction de ponctuation. Ce second mouvement trouve ainsi son élan dans la répétition variée de structures identiques.

5 parties du type : thème A/développement A/thème B/développement B/Immobilisation X5 (dans des tonalités différentes).

Les 5 développements de ce thème dénoncent une intensification progressive : crescendi conduisant au forte, animation de la texture, élargissement de l’ambitus, utilisation de grands intervalles.

 

  • 3ème mouvement : rapide voyage (mouvement de transition, 49s seulement).

11 mesures qui parcourent 3 tempi différents, de forme quasi improvisée. A noter l’alto, qui sonne comme une vocalise d‘oiseau, cherchant à se poser avant l’arrivée de la conclusion en la majeur.

 

  • 4ème mouvement : métamorphoses et approfondissement.

 

Thème + 7 variations + CODA

Chacune des variations s’appuie sur un élément particulier de l’écriture et repose sur le principe d’une métamorphose spécifique de la cellule génératrice, qui rend très souvent le thème méconnaissable : seule l’architecte harmonique de base est en général conservée.

 

  • 5ème mouvement : Répétitions et surprises.

Scherzo de grande ampleur, indiqué Presto. Scherzo binaire, inhabituel.

 

Motif martelé de 4 notes, dans la nuance forte par le violoncelle. Univers de la répétition obsédante, attentes programmées mais éludées, irruptions prématurées, introduction inattendues d’éléments nouveaux. Le caractère répétitif de l’ensemble donne au mouvement une certaine extravagance.

 

Caractère populaire des thèmes à mettre en relation avec ceux du second mouvement.

 

  • 6ème mouvement : Lamento (1min49s seulement).

= lien entre 5ème et 7ème mouvement.

 

Page méditative, de deuil entièrement tendue vers l’expressivité.

Le contraste avec le presto est éclatant : cet adagio se révèle dense poignant et douloureux, retrouvant avec plus d’accablement encore, la tristesse de la fugue initiale.

 

  • 7ème mouvement : Voir page suivante pour une analyse précise et détaillée.